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L’actualité des Membres de la librairie

Christian BAILLY


Transition

La librairie des inconnus

 

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De nos longues nuits sur ta généreuse couche,

De nos caresses, de nos ébats, de ta bouche,

De nos matins languissants à tenter de nous désunir.

 

De cet Hiver qui se meurt, je brûle aussi d'entretenir

Les prémisses de ce bonheur qui, enfin, accouche,

De mes espérances, ces secousses qui me touchent

De ton amour, les ravissements exigeants du désir.

 

De ce Printemps naissant, j'attends le plaisir

De contempler le soleil caressant  ta frimousse,

Sentir ton corps me demander que je le détrousse,

L'exhiber, impudique, aux nues, finalement l'assaillir.

 

De ce Printemps naissant, j'attends de voir venir

Ses tapis de couleurs, ses nuits bien plus douces,

De sagement t'allonger  nu sur un lit de mousse,

Et doucement, te dévergonder, te faire frémir.

 

De ce Printemps naissant, je veux simplement t'offrir

Sa voûte constellée, auréolée d'un rayon de lune rousse,

Pour ciel de lit, et son silence, pour que tu l'éclabousses

De tes gémissements et de l'explosion de ton plaisir.

 

 

 

Carnet d’adresses de l'auteur

Du même auteur :

Aux poilus

Apogée

Plus fort que jamais !

Ma différence à moi

Sacrilège

Je sors de mes ténèbres


06/10/2014
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Aux poilus

La librairie des inconnus

 

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Âmes gluantes et dégoulinantes,

Corps dépecés, chairs martyrisées,

Ils errent sans même comprendre

L'orage qui gronde et rugit sur eux.

 

Le ventre creux, aussi creux que des trous d'obus,

Dans les artères sinueuses de leur terre ingrate,

Avec l'espoir de ne pas succomber à la nuit scélérate,

Ils errent et attendent du jour, son interminable venue.

 

Sur eux il pleut… il pleut le malheur, la douleur.

Sur leur dos, point d'armure, mais une cote de boue

Pétrifie chacun de leurs membres encore debout.

Dans leurs yeux éteints, une seuls lueur, la peur.

 

La peur d'être le suivant, le mort-vivant raide mort,

De se voir plus oublié encore, que le dernier chien errant.

De sentir dans leurs cœurs de pierre, le burin lentement

Graver "mort au combat, la patrie et ses remords".

 

Dans les miroirs brisés, les visages de gueules cassées

Burinées par l'infortune d'être des poilus de cette guerre,

Rongés par la vermine qui fait sur eux fortune et lacère

Profondément leurs chairs jusqu'au sang, avec avidité.

 

Où sont leurs vingt ans qu'ils traînent dans les tranchées?

Où sont leurs bien-aimées épinglées sur leurs cœurs?

Où sont leurs vertes années, leurs moments de bonheur?

Au fond d'un trou, recroquevillés, ensevelis, décapités.

 

Au son du canon, le reste du monde pour eux s'évanouit.

Les voilà face à un destin tracé par les balles tirées au sort.

Les obus fauchent leurs poitrines offertes plus vite que la mort

Qui pourtant sagement les attend et patiente dans la nuit.

 

D'un éclair transpercé, dans les ténèbres noires et glacées.

Ils s'effondrent, foudroyés, pour se fondre au sol boueux.

De leurs veines s'évadent leurs espoirs d'un monde heureux.

Avec leurs entrailles dispersées, sur cette guerre, leurs vérités.

 

Ainsi mourut, au champ d'honneur, cette armée d'ombres.

Pour leurs enfants, leur sang sacrifié abreuva nos rivières

Sans jamais connaître du mot liberté, l'éclatante lumière.

A eux, notre gratitude en larmes versées sur leurs tombes.

 

A mon arrière grand-père

Et à tous ses camarades

 

Chritian Bailly

Tous droits réservés

 

 

 

Carnet d’adresses


01/08/2014
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Apogée

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Christian BAILLY

 

 

Carnet d’adresses


05/07/2014
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Plus fort que jamais !

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Christian BAILLY

 

 

Carnet d’adresses


15/06/2014
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Ma différence à moi

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Christian BAILLY

 

 

Carnet d’adresses


06/06/2014
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Sacrilège

La librairie des inconnus

Christian BAILLY

 

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Henry-Scott-Tuke-On-the-Dunes

 

Instant sacré !
Quand dénudé, allongé en croix sur notre autel,
Tu t'offres, comme l'agneau, à ma dague affûtée.
Quand tes psaumes me demandent de t'honorer,
Que ton corps aspire au contentement providentiel.

Quand ton intime encens trouble mes sens exaltés,
Quand tu me supplies de céder à tes prières impures,
Et que tu me quémandes de bien vouloir conclure,
Quand tu me confesses tes attentes avec sincérité.

Instant sacré !
Quand tu fais pénitence, que je mets fin à ton abstinence,
Quand je prépare pour ton expiation, mon purgatoire,
Quand pour tes sens, mon enfer n'est qu'une échappatoire,
Et que tu refuses du paradis les trop pâles réjouissances.

Quand tu m'offres ton hostie et que je m'y consacre,
Quand mes lèvres effleurent ton calice pour moi élevé,
Et que je jouis des douceurs de ton vin sacré avec piété,
Quand je soigne pieusement les préliminaires de ton sacre.

Instant de grâce !
Quand je vois du plaisir annoncé, sur ton corps martyrisé
Les stigmates, et que je t'offre ma délictueuse absolution,
Contre le fruit de ta repentance, pour unique condition.
Quand tu expies enfin, dans les souffrances de la volupté.

Instant de grâce !
Quand ton désir assouvi, docilement décline,
Se met à genoux,
Et qu'alors reconnaissant devant lui je m'incline.

 

Christian BAILLY

 

 

Carnet d’adresses

 

 

 


31/05/2014
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